Le
Stade de France pourrait-il faire les frais de la Coupe
du Monde de Rugby, si la réussite financière
de cette compétition est au RDV ? C'est la question
que se posent tous les observateurs depuis l'existence
du conflit qui oppose la FFR au consortium, chargé
de gérer le Stade de France.
Peu rentable...
A l'origine de la crise, le projet de
la FFR de créer son propre stade dont elle serait
propriétaire à 100 %, évitant les
locations peu avantageuses du plus grand stade français.
La FFR louche depuis longtemps sur son homologue anglais,
qui est propriétaire de son stade de Twickenham.
La RFU (fédération anglaise de rugby) se
remplie les poches à chaque prestation de son équipe
nationale dans le temple londonien.
Au-delà de la location elle-même qui n'est
pas tellement excessive, c'est tout le dossier des espaces
publicitaires qui pose problème à la FFR.
En effet, le consortium du SDF impose ses propres sponsors
au détriment de ceux de la FFR. Cette dernière
doit racheter ces espaces pour satisfaire à ses
propres sponsors et conserver sa politique publicitaire.
En terme de publicité, la FFR ne gagne pas d'argent
en jouant au SDF. Certes, elle réussit à
dégager une petite plus value grâce aux entrées
(80 000 places, quand même !) Mais cette dernière
reste faible, au vu du potentiel que pourraient lui apporter
les retombées publicitaires si elle avait les coudées
franches.
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Le prix d'un match au SDF, lors du tournoi
des 6 nations
Principales dépenses :
- 1 100 000 euros pour la location.
- 200 000 euros de taxe sur les spectacles.
- 25 000 euros pour la gestion de la billeterie.
- 270 000 pour la sécurité.
- 40 000 pour les réceptions et banquets
d'avant et aprés match.
- Coûts liées à l'équipe
de France et son environnement
NB : 2% de la recette
va aux bléssés et aux orphelins
du rugby.
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Comparatif
avec les autres stades
On chiffre le bénéficie à
1 500 000 euros pour chaque représentation
de l'équipe de France de rugby au SDF.
Pour comparaison, on estime à :
- 4 000 000 euros le benefice
net par match, au Millenium Stadium de Cardiff.
- 5 000 000 euros pour un match
dispusté à Twickenham.
Les irlandais n'ont pas attendu avec la modernisation
de Lansdowne Road qui sera ultra moderne et offrira
55 000 places.
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Et que dire
de l'ambiance...
Tous les anciens vous le diront, l'ambiance
est loin d'être celle d'un Parc des Princes. L'ambiance
y est moins chaleureuse et la communion avec les joueurs
est parfois absente. Trop grand, trop loin du terrain,
les spectateurs semblent moins enthousiastes que dans
d'autres arènes sportives. A titre de comparaison,
l'atmosphère d'un stade vélodrome est
bien plus conviviale, même les jours de mistral.
Et que dire de l'ambiance autour du stade ! A part deux
ou trois brasseries de circonstance, c'est l'accumulation
de baraque à frites et de stands temporaires
sans âmes. Adieu l'ambiance chaude de la ville
avec ses bistrots et ce mélange avec la population
locale. D'ailleurs les supporters ne s'y trompent pas
et se ruent vers les RER pour fuir le quartier du SDF.
Direction la rue de la soif, au centre de la capitale
pour faire la troisième mi-temps !
L'avenir...
Elle dépendra des négociations
entre la FFR et le consortium. Mais une chose est sûre,
si la coupe du Monde réussit à remplir
les caisses de la FFR, cette dernière aura plus
les moyens de ses ambitions. Des rumeurs parlent d'une
implantation dans le sud-ouest en terre rugbystique.
A quand la construction d'une arène dédiée
uniquement à l'ovalie ? Et que deviendrait le
SDF sans le rugby ? Réponse peut-être bientôt...
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Le contrat liant la FFR
avec le Stade de France s'achève à
la fin de l'année 2012.
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