Nous
n'avons pas pu résister à l'envie de vous
mettre cet extrait de l'interview de Charles Villeneuve
(directeur des sports de TF1) faite par Jean-Jacques Bourdin
pour RMC, le 13 septembre 2007.
Cet extrait fait parti d'une longue interview
dans laquelle le responsable des sports du groupe TF1
se justifie sur son choix de ne diffuser que certains
matchs de la Coupe du Monde sur une chaîne hertzienne.
Privant le grand public des 2/3 de l'épreuve et
bafouant ainsi les valeurs de ce qui faisait la particularité
de cette compétition : la combativité et
la bravoure des petites équipes.
Où cela devient comique c'est
quand le bonhomme prend un ton dédaigneux pour
vous expliquer qu'il n'a pas de leçon à
recevoir car c'est un spécialiste de la "
Technicité des joueurs !!!! (Sic) " Et vous
sortir crânement que le match Japon-Fidji est "
du niveau de la (tenez-vous bien) Pro D3 !!!! " Pour
les néophytes, la PRO D3, n'existe pas ! Pas étonnant
vous me direz car en dessous de la PRO D2 (équivalent
division 2), ce sont les amateurs de Fédéral
1, donc sans intérêt pour le business médiatique.
Cliquez
sur START pour écouter l'extrait
extrait de l'émission
de JJ Bourdin sur RMC du 13 septembre
bourdinandco.rmc.fr
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On l'a compris, pour TF1 les matchs
avec les petites équipes ne font pas d'audimat
et ne sont donc pas rentables. Bref, les gros matchs sur
TF1 pour faire de l'argent et les petits matchs sur Eurosport,
chaîne payante, pour continuer à faire ...de
l'argent.
Au diable l'esprit de solidarité
et de redistribution ! On aurait pu imaginer que l'argent
gagné sur les grosses rencontres pouvait servir
à payer le manque à gagner des petites (même
en rediffusion, tard le soir) et sauver ainsi l'esprit
du rugby qui est de montrer au plus jeunes que parfois
la manière l'emporte sur le résultat. Peau
de balle ! Ce n'est pas la politique de la maison Bouygues.
Ni même de l'IRB qui a accepté ce deal ...
Une chose est sûre : le rugby moderne
est à la croisée des chemins. Derrière
le cas TF1 se joue l'avenir d'un sport. On est franchement
en droit de se demander si l'appétit d’argent
de certains ne risque pas de l'emporter sur le plaisir
des autres. Un truc à nous plonger définitivement
dans le souvenir nostalgique de nos vertes années.
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