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Le Haka

Haka de 1924

Le haka (= danse en maori)

Le haka est une danse rituelle du peuple maori, dont l'origine se perd dans la nuit des temps. Etymologiquement, le mot haka signifie "faire". Et ce type de danse se pratiquait dans toute l'Océanie polynésienne. Il n'était pas rare de trouver dans les paroles des haka des mots crus, et des insultes à destination de l'ennemi.
On l'interprétait à l'occasion de cérémonies, de fêtes de bienvenue, ou avant de partir à la guerre. Haka est un nom générique pour toutes les danses maori. Aujourd’hui, le haka est défini comme la partie du répertoire de danse où les hommes sont à l’avant et les femmes font le support vocal depuis l’arrière. La plupart des haka vus aujourd’hui sont des haka taparahi ou haka sans armes.

Plus que tout autre aspect de la culture maori, cette danse complexe est une expression de la passion, vigueur et identité de leur race. Le haka n’était pas seulement un passe-temps des Maori mais était aussi une coutume d'importance lors de rencontres sociales au moment de souhaiter la bienvenue. La réputation des tribus était reliée à leur habileté à faire le haka. Il existe deux hakas principaux utilisés par les All Blakcs :
- le Kamate (plus d'infos sur wikipédia)
- le Kapa o Pango (plus d'infos sur wikipédia)

Le Kamate
Description du Haka

Traduction

Ka mate Ka mate
Je meurs, je meurs

Ka ora Ka ora
Je suis vivant, je suis vivant

Ka mate Ka mate
Je meurs, je meurs

Ka ora Ka ora
Je suis vivant, je suis vivant

Tenei Te Tangata Puhuruhuru
C'est l'homme chevelu

Nana i tiki mai whakawhiti te ra
Qui a fait briller le soleil à nouveau pour moi

Ah Upane Upane
Un pas vers le haut, puis un autre

Upane Kaupane
Un pas vers le haut, un autre

Whiti te ra
Le Soleil brille !

Le Ka Mate aurait été composé vers 1820 par Te Rauparaha, un grand chef local.

Alors qu'il fuyait certains de ses ennemis, il se réfugia auprès de Te Wharerangi (un homme connu pour être particulièrement hirsute) et lui demanda de l'aide.

Ce dernier l'autorisa à se cacher dans une sorte de puits. Sa femme (Te Rangikoaea) se posta devant cette cachette, en raison de son "pouvoir" neutralisant vis-à-vis des hommes qui poursuivaient Te Rauparaha et du "pouvoir" protecteur accordé aux organes génitaux féminins par les Maoris (à ce moment Te Rauparaha se trouve sous la femme de son ami).

Alors qu'ils approchaient de la cachette, Te Rauparaha aurait murmuré "Ka mate ! Ka mate !" (je meurs, je meurs). Te Rangikoaea affirma aux poursuivants que Te Rauparaha était parti. Ce dernier murmura alors "Ka ora, ka ora" (je vis, je vis).

Les guerriers se laissèrent convaincre et partirent. D'où les dernières strophes, qui remercient l'homme chevelu, Te Wharerangi (et sa femme ?!! Elle est un peu oubliée...) et décrivent sa sortie du puits et le fait qu'il voit à nouveau la lumière.

En définitive, c'est un chant dont les paroles sont tout sauf violentes, comparées à d'autres hakas du Pacifique Sud (Tonga et Fidji notamment) qui sont beaucoup plus sanglants.



Plus beau hakas
Haka Samoa
Haka Fidji
Haka Tonga
 
 

L'humour écossaise face au Haka !

 
 


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